Update News n°17 : Mario Draghi laisse du mou + un dossier spécial offert

Rédigé le 27 octobre 2017 par | Alertes Imprimer

MARIO DRAGHI laisse encore du mou + un dossier spécial offert

 

https://cdn.publications-agora.com/services/BCO/images/philippe_bechade.pngCher lecteur,

D’abord, une bonne nouvelle.

Pour vous remercier de votre fidélité, avec l’équipe de la rédaction nous avons décidé de travailler sur un dossier spécial et de vous l’offre.

L’opportunité dont je vais vous parler aujourd’hui est différente des sujets que j’aborde d’habitude, parce qu’il ne va pas s’agir de géopolitique, mais aussi parce que c’est une stratégie de type stock picking… sur une des thématiques dont j’ai sans doute le plus parlé depuis des années : le phénomène AMAZON.

Si vous me connaissez, vous savez que je suis généralement très critique quant au fonctionnement des GAFA…

Ce que je vais vous dire à présent risque donc de surprendre ceux qui me connaissent. Car aujourd’hui j’ai choisi de vous aider à profiter du succès du géant Amazon… c’est parce que je connais extrêmement bien le sujet des GAFA (Google Apple Facebook Amazon). Cela fait des années que je les observe à la loupe, et que j’écris quasiment chaque jour sur la domination des GAFA dans le monde. A tel point que j’ai souvent posé la question de savoir si les GAFA n’étaient pas des villes-sociétés à part entière qui donnaient un nouveau modèle à nos nations. Chacune de ces entreprises, que ce soit Google, Facebook, Apple, ou Amazon, pèse autant qu’un pays ! Voici ce que j’écrivais, dans mon livre :

« Les GAFA ce sont 4 entreprises titanesques qui, à elles seules, pèsent plus que le PIB de nombreux pays. La capitalisation boursière des GAFA avoisine en effet les 2 220 milliards de dollars, c’est-à-dire le PIB de la France ou de l’Inde. Apple à lui tout seul, qu’est-ce que c’est ? Avec 720 Mds$ de capitalisation boursière, c’est 50% de la capitalisation du CAC40 ; c’est aussi le PIB de la Turquie. Si vous prenez Alphabet (Google), vous obtenez le PIB de la Suisse ; si vous prenez Facebook, c’est le PIB de l’Iran ; et Amazon, grosso modo, c’est le PIB de l’Autriche ou de la Norvège. »

Eh bien vous devez savoir que chacune de ces entreprises a les moyens de s’opposer et de faire plier un gouvernement ! Payers des taxes en plus ? quelle blague ! on voit de quelle manière aucun pays n’arrive à imposer ses règles aux GAFA.

Une raison de plus pour laquelle elles sont inarrêtables, prennent de plus en plus de poids, ont de plus en plus d’emprise sur notre monde… et pour laquelle j’ai rédigé ce dossier spécial pour vous permettre de profiter de ce phénomène.

https://cdn.publications-agora.com/services/BCO/images/AMZN_small.jpg Voici donc votre dossier Spécial « Investir dans le phénomène AMAZON « pour quelques euros) ».

Comme vous le verrez, les petites sociétés que nous avons sélectionnées sont… petites, cotent sur différents marchés étrangers (mais nous vous indiquons comment vous positionner facilement) et sont volatiles. Ce sont des investissements de long terme (environ 18 à 24 mois). Nous allons les mettre dans un compartiment particulier de notre portefeuille, et Gilles en fera le suivi de manière épisodique, car nous allons leur donner le temps de progresser.

Ceci étant dit, je vous invite à télécharger dès à présent  le dossier ici

 

Passons à présent à l’actualité qui nous intéresse.

Difficile de boucler un budget si le coût de la dette monte !

Donald Trump plastronne : le Congrès vient d’adopter jeudi (26/10) le projet de budget – un gouffre de nouveaux déficits. Cette étape technique de pure forme pourrait bel et bien mener vers l’adoption de sa réforme fiscale. Elle avantagera une fois de plus les 1% les plus riches et les multinationales qui pourront rapatrier des centaines de milliards de dollars vers les Etats-Unis, moyennant une pénalité symbolique en comparaison de l’imposition que leurs bénéfices auraient supportée s’ils avaient été déclarés au Fisc américain.

C’est maintenant que le véritable marathon législatif va commencer, et l’issue reste plus qu’incertaine.

Les démocrates sont vent debout contre cette réforme qui va non seulement accroître encore plus les inégalités (crédo philosophique) mais probablement exiger de trouver des économies budgétaires (crédo politique) afin d’équilibrer le creusement abyssal des déficits qui se profile dès 2018 « toutes choses étant égales par ailleurs ».

Mais les choses sont rarement « égales par ailleurs » ; la situation est en train de changer radicalement sur la dette américaine, avec une hausse du rendement qui se profile. Le rendement du T-Bonds US vient de pulvériser la résistance des 2,40% et un boulevard s’ouvre en direction du zénith annuel des 2,60%, niveaux marqué début mars (alors que les marchés croyaient que la Fed avait réellement l’intention de resserrer le loyer de l’argent à 4 reprises au cours de 2017).

Il est encore trop tôt pour affirmer que la résistance des 2,60% sera dépassée si Wall Street se convainc que le prochain patron de la Fed (Jerome Powell ou John Taylor ?) adoptera une stratégie plus « faucon »… mais ce n’est peut-être même pas là le cœur du problème. Voici pourquoi : le spread (l’écart de rendement) entre les T-Bonds et le Bund (de maturité 2027) vient de franchir les 200 points de base puisque le Bund revient sur les 0,40%. Il s’agit d’un différentiel de rendement historique.

La première conséquence saute aux yeux avec un euro qui perdait -1% à 1,16770 face au dollar et qui teste un support crucial à court/moyen terme.

Il s’agit d’un rendez-vous crucial qui va conditionner l’évolution des indices boursiers d’ici fin 2017… et notamment de Wall Street.

 

Mario Draghi donne encore du mou au marché

Deux forces titanesques s’opposent avec d’une part le pari que la BCE va continuer l’euro se déprécier et les bulles d’actifs se développer ; et d’autre part, la perspective de voir la Fed contrainte de faire tourner la planche à billets pour combler le passif budgétaire résultant de la « tax reform » de Donald Trump.

Le BCE a confirmé jeudi les anticipations de normalisation qu’elle avait soigneusement entretenu. Ce sont donc 30 Mds€ qui seront retranché de son programme d’achat mensuel à partir de janvier prochain. Ce qui euphorise les marchés (puisque le CAC40 s’envole de 1% au-delà des 5500 points), c’est que ce nouveau programme sera poursuivi jusqu’en septembre 2018, donc plus longtemps que les 6 mois anticipés, tandis que les taux d’intérêt seront maintenus à zéro au moins jusqu’à mi-2019 (il s’écoule 9 mois entre chacun des changements stratégiques qu’elle opère depuis 2014).

La BCE vient donc de promettre de maintenir ses taux à des niveaux absurdement bas alors que la croissance moyenne dans l’Eurozone tend vers 2% et dépasse peut-être déjà celle des Etats-Unis. De la sorte, elle se prive par avance, et pour au minimum 18 mois de la possibilité de manœuvrer le levier monétaire : il ne lui reste donc que la planche à billets en cas de problème, et elle ne manque pas à chaque meeting de rappeler qu’elle est prête à y recourir si la conjoncture se dégrade.

Pour conjurer le sort, elle fait assaut d’optimisme concernant la pérennité de la croissance et une lente remontée de l’inflation : elle dépeint ainsi un scénario d’équilibre idéal que les investisseurs appellent communément « Goldilocks ».

 

Les marchés en liesse

Après trois semaines, les indices boursiers se sont donc finalement envolés de +1,5% en Europe en quelques heures, entre le discours de Mario Draghi et la mi-séance de ce vendredi. C’est, je crois, leur plus belle performance haussière depuis la mi-juillet.

Alors que les commentateurs s’extasient sur un CAC40 revenu au plus haut depuis 10 ans, nous constatons que le CAC Global Return (PX1GR) a pulvérisé un 4ème record absolu avec un écart de +120 points.

Graphiquement, tous les verrous ont ; le « ciel semble être la seule limite ».

Soulignons que le DAX30 (même mode de calcul que le CAC-GR, même base 100 en janvier 1988) a, pour sa part, battu in extremis (durant le dernier quart d’heure) son précédent record des 13 090 points.

Et l’Euro-Stoxx50 retrace au point près de son record annuel de clôture des 3666 du 5 mai dernier.

Conclusion : même si le CAC GR a pris son envol en franchissant sans ambiguïté les 13 550 points, il effectue son parcours en solo, sans que les volumes traduisent un flux acheteur significatif, et alors que les indices US semblent à bout de souffle avec le risque de voir le dollar fuser à la hausse (mauvais pour les valeurs exportatrices US)… ce qui sera un gros problème que Donald Trump n’a pas vu venir !

Sa stratégie de rupture tous azimuts et de recherche de conflits (Iran, Corée du Nord, Turquie, Chine, etc.) pourrait bien être l’élément qui enflammera les actifs – cette question sera largement analysée dans la prochaine édition de notre lettre Confidentielle, à paraitre semaine prochaine.

Je vous laisse à présent découvrir les signaux techniques que Gilles a détectés cette semaine, validés avant même le communiqué de la BCE.

 

Pas de grand changement (pour l’instant)

 

Cher lecteur,

 

https://cdn.publications-agora.com/services/BCO/images/GLeclerc.png Encore une semaine calme. Peut-être d’ailleurs un des derniers moments de calme que nous allons connaitre avant longtemps, car ce matin, les marchés accélèrent en Europe, mais les indices US sont relativement frileux.

Cependant, trois choses méritent d’être mentionnées sans ce suivi hebdo ; les mouvements sur la Russie, la Chine et le Dollar Index.

Pour le reste, les positions sur les métaux précieux sont stables, les indices U.S continuent sur leur lancée même si de premiers signes de fissure commencent à apparaitre, notamment sur le Nasdaq.

 

Lettre BCO n°1 : Russie – Enfin une petite conso !

L’indice Russe est toujours aux prises avec sa résistance historique (double segments rouges obliques). La semaine dernière (Update News N°16) je vous disais que « j’aimerais bien avoir (enfin) une petite consolidation pour trouver un point d’achat / renfort un peu plus bas ».

Au final, ce n’est qu’un minuscule petit repli que l’indice que nous avons eu.

 

Idéalement j’aimerais qu’une consolidation ramène l’indice RTS à la conjonction du support horizontal (rectangle vert) ET du support du canal haussier (bleu). Soit sans la zone indiquée par la flèche rouge. Si un nouveau signal haussier y apparait, c’est ici que nous nous renforcerons (je vous enverrai un email dans ce cas).

MON CONSEIL reste le même : Pour le moment, on laisse filer. Conservez et soyez prêt à compléter la position sur mon signal.

 

Lettre BCO n°5 Chine – LE CSI300 célèbre l’intronisation de Xi-Jinping.

« Pop ! » — tel un bouchon de champagne qui saute, le CSI300 fête cette semaine l’intronisation du « nouvel empereur ». Est-ce une réaction spontanée et sans lendemain ou un nouveau signal fort ? Au niveau graphique, le CSI300 montre des signes d’excès en débordant la résistance de son canal haussier vert de moyen terme. Donc méfiance.

Même si vous n’avez pas trop l’habitude des graphiques, regardez celui-ci-dessous. Vous voyez l’évidence même : tant que le canal de court terme (le vert foncé) est actif, on ne pense même pas à initier une position baissière.

« La patience consiste donc à attendre que la bonne opportunité se présente » – Sun Tsu. (Traduction – un peu libre j’avoue – de votre humble serviteur).

 

MON CONSEIL : On temporise. 

 

Lettre BCO n°4 : Dollar Index – En train de s’extraire de son canal baissier ? 

Comme ce graphe en atteste, notre tracker ProShare Dollar Index UUP (US73936D1072 – UUP) est en train d’essayer de s’extraire du canal baissier puisque la résistance de ce canal est en train d’être passée.

C’est le moment où, quand on est derrière son écran, on a tendance à se dire « Allez coco ! tu y es presque, c’est maintenant qu’il faut pousser !».

Mais de toute façon, la situation est confortable, puisque nous avons initié notre position sur le niveau « A ½ » (pour Achat de ½ position).

 

 

MON CONSEIL : Complétez votre position actuelle en rachetant une deuxième moitié sur achat à seuil de déclenchement à 24,50 $.

 

Nasdaq –  Les stars de la cote se font attaquer. 

Pour terminer, un petit mot concernant le Nasdaq qui donne quelques signes de faiblesse.

En fait, ce n’est pas tant l’indice lui-même qui est en train d’envoyer un signal, mais certaines de ses composantes – et pas des moindres : ce sont les super stars adulées de Wall Street qui commencent à plier le genou. Apple, par exemple, mais aussi Tesla et Amazon donnent des signes de fatigue.

Je surveille tout cela comme le lait sur le feu et décide de temporiser encore quelques jours.

Si les choses s’accélèrent, je vous enverrai aussi un flash spécial avec une analyse complète et un plan de trade pour prendre position à la baisse.

En attendant, bons trades et bon week end,

Gilles,

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Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en Chef de la Bourse au quotidien

 

Philippe Béchade rédige depuis 15 ans des chroniques macro-économiques et boursières ainsi que de nombreux essais financiers.

Intervenant régulier sur BFM Business depuis mai 1995, il est arbitragiste de formation, analyse technique et fut en France l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Rédacteur et analyste contrarien pour la Bourse au Quotidien, vous trouverez son fil de news en temps réel sur cette page ou sur Twitter

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